Dans le jardin

Réchauffement climatique ?

En tous cas, j’ai vu cet automne deux mantes religieuses dans mon jardin, dans le Jura, à 500m d’altitude. Une première, un mâle je pense, de couleur brune.

Etonnante cette sensation d’être observé par un insecte…

et quelle silhouette !

Bon courage dans tes amours…

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Hamza

C’est Cathy, une copine… ma copine de trente ans, qui a voulu que je le rencontre :

« Il est incroyable !!! Je sais pas comment il fait ! Il faut que tu le voies ! Tu devrais le rencontrer, et faire des photos… »

Alors, je l’ai appelé. Et effectivement, il est incroyable. De gentillesse d’abord, d’enthousiasme et d’énergie aussi. Toujours actif, toujours prêt, plein d’idées et de projets. On a discuté autour d’un verre et on s’est donc donné rendez-vous pour une séance photo.

Ce n’est qu’à cette deuxième rencontre que j’ai vu ce qu’il faisait. J’ai découvert un artiste, un athlète et un monde, celui de la street culture et de la Breakdance.

Hamza a 24 ans et un accent espagnol. Il est né à Barcelone mais est originaire du Maroc. Il est arrivé à Lons il y a presque 3 ans après avoir vécu à Perpignan. Il est diplômé de littérature espagnole mais il a aussi fait partie d’une troupe de danse contemporaine à Madrid. Depuis, il s’est converti à la danse Hip Hop et il l’enseigne à des jeunes et des enfants à partir de 4 ou 5 ans. Il a été aussi été champion d’Espagne.

Avec son frère Ayoub, qui est comédien et donne des cours de théâtre, il a ouvert une salle :  « Espace scénique » à Lons. Avec Justin, une jeune photographe, iIs ont aussi créé une association du même nom qui organise des manifestations autour de la « Street culture » et a notamment créé le LIB : Lons International Battle. La première édition de ce concours international de danse Hip Hop, en octobre dernier, a été un grand succès. Par équipe de deux, des danseurs venus de Colombie, d’Espagne, du Pérou, du Maroc, du Portugal, de Grèce, de Suisse et de France se sont affrontés en « Battle » devant un jury de très haut niveau composé  d’une championne de France : Peste Ana, un champion vénézuélien : BBoy  Stuart, et un triple champion du monde RedBull en individuel : BBoy Lilou.

Dans le monde de la Breakdance, les danseurs prennent souvent un pseudo qui commence par BBoy (BGirl pour les filles).

La danse hip hop est faite de mouvements incroyables de souplesse, de rapidité, de fluidité, entrecoupé de « freeze » où le danseur se fige dans une position acrobatique invraisemblable.

En compétition , en « Battle » , tout est théâtralisé, sur-joué. Les compétiteurs se défient, se jaugent, se chambrent mais les combats restent amicaux et tous se respectent.

BBoy Hamza a son propre style : souple, léger, fluide, aérien, en un mot : félin. Je vous invite à le découvrir à travers ces photos.

Gracias Hermano.

¡ Mira !

Sans à priori, sans oeillères, découvrez Hamza et la breakdance.

 

El Grito

Cri de révolte

 

Graphe

Rap, Danse Hip Hop, graphe, la street culture englobe plusieurs mode d’expression.

 

¡ Libertad !

Aspiration à l’envol.

Parti de la rue

Je m’élève, je m’envole.

 

Théâtre

Au départ, le hip hop est un art de la rue. Il se pratique partout, en ville, sur les places, par des enfants par des jeunes. Mais c’est aussi maintenant une pratique reconnue qui intègre les salles de spectacle, les théâtres.

 

Flou

En pose longue, le mouvement s’imprime dans sa fluidité.

 

Cinema

Comme au cinéma, le mouvement est rendu par une succession d’images figées, lorsque la bobine de pellicule tourne.

 

Rayonnement

Une figure « classique » du breakdance, où le danseur tourne en équilibre sur la tête. 

 

Renversant

Freeze dans une position que même le danseur semble trouver invraisemblable.

 

Gros Pied

Parce que la danse, c’est avant tout du plaisir… plaisir du danseur, plaisir du spectateur.

 

I Want You !

Hamza donne des cours de danse Hip Hop à tous ceux qui sont intéressés à Espace Scénique, à Lons. Pour les enfants à partir de 6 ans jusqu’aux adultes.

Espace scénique – Rue Paul Mazaroz – Lons le Saunier

 

¡ Gracias !

Street dance, graphe, arts de rue. Hamza organise en ce moment même (Samedi 19 Mai 2018) un festival au centre ville de Lons le Saunier : Lons Street culture.

Voilà, je vous ai présenté l’intégralité de mon exposition de cette année à Foncine le Bas. J’ai cherché par différentes techniques, notamment au flash, de suggérer le mouvement, les figures de la breakdance sur une image par définition figée.

Les tirages ont étés imprimés par Artdeqo sur papier Hahnemühle PhotoRag en format 60×40 ou 40×40 et encadrés avec passe partout blanc, sans verre. Je suis très satisfait du travail réalisé, les noirs sont profonds, je n’ai pas eu de dérive colorimétrique par rapport à mes épreuves-écran.

Je pense que cette exposition tournera et sera visible prochainement à Espace scénique à Lons puis en Décembre à la Biocoop, toujours à Lons.

A bientôt, au plaisir de vous y rencontrer.

Un petit bonus, trois photos que je n’avais pas exposées à Foncine, faute de place.

I want you ! (version 2)

Parce que la danse est un moyen de séduction extraordinaire.Hamza-10

 

¡ Hasta la victoria siempre !

Aérien et combatif. Hamza est toujours enthousiaste et a une énergie qui abat tous les obstacles.Hamza-14

 

¡ Olé !

Porqué eres español, hermano.

Hamza-15

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Rencontre Photographique de Foncine le Bas 2018

Ce week end avait lieu la quatrième édition de « Rencontre Photographique de Foncine le Bas ». Excellente édition avec un niveau général qui augmente d’année en année, 18 photographes pour 16 expositions différentes (une expo regroupait des clichés de 3 photographes locaux amateurs), plus de 400 visiteurs. Comme chaque année, nous avons pu faire des rencontres, échanger entre photographes et avec les visiteurs avec en plus une petite innovation cette année : Denis Gadenne nous a présenté une conférence sur la technique de la photo haute vitesse.

Affiche RPFLB 2018 def 18ph A4

Alors merci beaucoup à tous :

Les organisateurs et la municipalité de Foncine le Bas ainsi que les Fonciniers.

Les nombreux visiteurs qui sont venus voir nos expositions et discuter avec nous. Avec  une pensée pour ceux qui n’ont pas pu…

Les photographes exposants, pour leurs travaux, leur gentillesse et les échanges que nous avons pu avoir :

Sami Berkani : Hestur, le cheval Islandais. Sami nous fait découvrir ce petit cheval acclimaté au grand froid de l’Islande

Olivier Billon : Vestiges, vertiges. Paysages de Jordanie passés par le filtre de l’oeil d’Olivier

Gaylord Bousseau : Mes errances. Photomontages, rèveries imaginaires et poétiques.

Elise Colombel : Lignes et couleurs. Graphismes inattendus

Johann Cortinovis : Live. Photos de concerts

Camille Deschodt : Sur l’ile des Dieux. Voyage et rencontres à Bali

Hervé Estiot : Ethnies montagnardes au Nord du Vietnam et du Laos : Portraits en noir et blanc

Denis Gadenne : Jeux d’eau et autres divertissements. Photos graphiques en haute vitesse

Christiane Girardot : Instants d’eau. Flaneries sur les rives des lacs du Jura

Rudolf Imhof : Impressions de Chine 1984. Retour sur un voyage entre Hong Kong et Pékin, redécouverte de photos oubliées, archives de 1984

Frédéric Oswald : Le monde en infrarouge. Paysages du Jura en infrarouge

Juliette Pabst : Tranches de vie, instants heureux. Diptyques poétiques, petits haïkus en image.

Georges Papigny : Vie ou existence ? Bilan philosophique, métaphysique et photographique d’une vie de reporters photographes.

Philippe Tatre : Flore entre abstraction et poésie. Compositions oniriques en macro et proxi photographie de fleurs du massif jurassien.

Sonia et Jean Claude Guy, Claire et Bernard Doyon : Rencontres. Nos photographes locaux vous font découvrir leurs clichés.

Et moi, qui vais vous présenter l’intégralité de mon exposition dans un prochain article.

 

Les cinquièmes rencontres photographiques de Foncine le Bas auront lieu l’an prochain, pour le week-end de Pentecôte. Si vous avez un projet d’exposition, il est possible d’envoyer un dossier au comité de sélection avant Février 2019 (les dates exactes ne sont pas encore déterminées). Voici, pour information, les conditions d’inscription pour la 4eme édition (celle de cette année), celles de l’an prochain ne devraient pas beaucoup changer. Elles seront accessibles en temps voulu sur la page Facebook de l’association.

Conditions expo 4eme Rencontre photographique FLB

Inscription 4eme Rencrontre photo FLB

Quelques photos du prises lors du week-end, sur le site du journal « Le Progrès »

Rencontre photographique Foncine le Bas

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Mundo Lunaticus

Spectacle samedi soir à la Séquanaise avec la compagnie Naranjazul qui présentait « Mundo Lunaticus ». Une pièce poétique et sensible sur le thème de l’exil, de l’accueil (difficile), de l’intégration, l’incompréhension devant l’absurdité de l’administration, de la difficulté de trouver sa place dans un monde ouvert mais paradoxalement de plus en plus fermé.

Pour la partie technique photo, je suis particulièrement satisfait de mon A7II, il m’a permis dans des conditions de lumière difficiles de prendre des clichés sans flash, sans (trop) de grain à une sensibilité de 4000iso avec une vitesse raisonnable (entre 1/60 et 1/200sec généralement).

A mi chemin entre le théâtre, le mime, le cirque. Ils qualifient cette pièce de « théâtre physique ». Et à regarder la prestation d’Aaron, on comprend ce qualificatif !


Mais le plus utile est la détection de visage sur l’autofocus, un gadget auquel je ne croyais pas trop mais qui est extrèmement efficace. Je n’ai pratiquement pas eu de ratés même dans les séquences de danse, et tout cela en faible luminosité et en pleine ouverture (mais avec un bon contraste sur le fond).

Si vous avez l’occasion de voir les spectacles de cette compagnie basée en Savoie, n’hésitez pas. Voici le lien de leur site et leur calendrier :

Compagnie Naranjazul

Merci à Maud Giboudeau et Aaron Govea.

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Ploumanac’h

En Bretagne nord, la cote de granit rose s’étend sur une dizaine de km de Trébeurden à Ploumanac’h. J’y étais allé tout petit, me promener sur le sentier des douaniers et escalader les rochers et j’en garde depuis un souvenir ému. Même si c’est de plus en plus fréquenté en été, c’est toujours aussi beau.


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Meilleurs voeux 2018

Traditionnels et attendus, mais sincères, je vous présente mes voeux de bonne année en ce début 2018.

Une petite vue du lac de Bonlieu, quand il y avait entre un peu de neige, la semaine dernière, l’année dernière.

Voeux 2018-2

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Tréguier

Il ne fait pas toujours beau en Bretagne, contrairement à ce qu’on pense.

Par un dimanche un peu gris, nous avons décidé de visiter Tréguier, ville médiévale des côtes d’Armor. Ruelles pavées, vieilles maisons à colombage dont la maison natale d’Ernest Ronan, intellectuel, écrivain du 19eme siècle. Après des études au séminaire, il avait changé de bord et défendu avec acharnement la cause laïque. Il fut traité par le pape Pie IX de « grand blasphémateur européen » (!!!??).

Comme le ciel était gris, j’ai pris le parti d’avoir un traitement « dramatique  » des photos, pour l’ambiance.

Le cloitre caché derrière la cathédrale vaut le coup d’oeil. Malheureusement, il était trop bien caché. On l’a loupé 😟

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Phare du petit Minou

En vacances dans le Finistère, au bout du bout de la Bretagne, je suis allé prendre des photos au coucher du soleil à Plouzané, pour voir le phare du Petit Minou.

Pas le plus connu des phares mais un des plus photogénique. D’ailleurs, nous étions six ou sept positionné sur le blockhaus qui surplombe le chemin et le pont d’accès.

Ce phare surveille l’entrée de la rade de Brest, on voit la presqu’ile de Crozon en face. Il est allumé depuis 1848 et automatisé depuis 1989.

Un traitement un peu dramatique d’une vue semblable…

Et une dernière avant la nuit complète.

 

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Loin Sans Décoller

Gros weekend de photo avec la 3eme rencontre photographique de Foncine le Bas. Nous avons vu plus de 400 personnes visiter les 14 expositions. Nous avons pu discuter, échanger, faire connaissance.

Les commentaires sont excellents. Comme je l’ai promis à ceux qui sont venus et pour ceux qui ont eu le tort de ne pas venir, voici le texte de la nouvelle qui accompagnait les photos, toutes les photos de l’expo (et d’autres) et les compléments.

Explications techniques

Toutes ces photos ont été prises en studio, à la maison, avec un appareil reflex numérique Sony Alpha 77 II et un objectif Macro 100mm f/2,8. Des flashs de studio ont été utilisés avec boites à lumière, bol beauté, réflecteurs, gélatines, papiers de couleur, papier aluminium, smarties… au gré de mon inspiration.

Des bulles de savon sont soufflées sur une plaque de verre noir, des gouttes d’huile en suspension  dans un bol rempli d’eau, parfois je rajoute un nuage de lait… Les couleurs sont dues aux différents éclairages et aux fonds colorés sur lesquels ils se reflètent.

 

Loin Sans Décoller

Les voyages spatiaux sont bloqués par une constante physique : la vitesse de la lumière. Alors comment nous, simples terriens, pourrions-nous explorer les galaxies lointaines, ces autres systèmes planétaires récemment découverts ?

Seule la vitesse de l’imagination peut nous permettre de voyager aussi loin, aussi vite. Je vous invite à entrer en vous comme dans une bulle, laisser votre imaginaire vous guider et partir.

Je me suis longtemps demandé ce que je pourrais écrire comme légende, comme titres à ces photos. J’ai fini par imaginer une petite nouvelle de Science Fiction, nouvelle illustrée plus que roman-photo : C’est la « visite guidée ».

Mais vous pouvez aussi vous laisser entrainer dans votre propre imaginaire. Contemplez, méditez, trouvez vos propres légendes, construisez votre histoire, faites votre propre voyage.

 

Journal d’expédition

Jeudi 24 Juin 2134 18:56 T.U., Veille du départ

Je me demande de plus en plus ce que je fais là. Embarqué dans cette expédition. On n’a pas encore décollé et je regrette déjà la Terre. Et pourtant …

Le point de non retour a été dépassé il y a des décennies. Un poète de l’ancien temps avait dit que la planète se meurt et qu’on regarde ailleurs. Il n’a pas été écouté, l’exploitation des ressources a continué jusqu’à épuisement. En  juin 2017, le président de l’Etat le plus riche au monde a décidé que l’avenir de la planète n’était pas un problème crucial. Et tout a continué…

Comme au siècle dernier, comme avant dans l’Histoire, on a continué à se battre pour accaparer les richesses naturelles : pétrole, métaux rares… puis ensuite simplement pour un accès à de l’eau. Les prétextes les plus variés, acceptables pour l’opinion publique ont été invoqués : défense des libertés, sécurité, lutte contre les dictatures, aide aux populations opprimées.

Les zones contaminées par la radioactivité due aux bombes employées se sont ajoutées aux sites contaminés par les nombreux accidents nucléaires des centrales arrivées en fin d’exploitation que l’on ne savait pas ou que l’on ne pouvait pas démanteler, faute de moyens. Les déchets impossibles à recycler se sont accumulés, les sols sont devenus stériles, gorgés de pesticides. La pollution atmosphérique a rendu l’air toxique et le réchauffement climatique a encore accéléré après la libération du méthane contenu dans le permafrost dégelé. Le résultat est cette planète devenue inhabitable. Sauf dans quelques villes sous bulles ou l’humanité survit, espérant un nouveau miracle.

Parce que lorsque les bulles ont été inventées, ou plutôt que le matériau qui les constitue a été découvert, ça a été un véritable miracle : une solution…enfin ! Transparent à la lumière, parfaitement étanche, souple et extrêmement résistant après séchage, il a permis d’isoler de l’extérieur contaminé les derniers espaces vivables, de créer un refuge, une prison aussi.

Mais pas pour tout le monde…

Ces endroits ont été surnommées ironiquement les « bulles spéculatives » par les opposants à l’époque où elles ont été construites,  ou plutôt gonflées, il y a près de 80 ans. Parce que l’on ne pouvait protéger toute la population du monde, il a été décidé un droit d’entrée baptisé « service citoyen de protection ». Un impôt  qui a laissé au dehors tous ceux qui ne pouvaient pas payer mais aussi tous ceux qui auraient pu mais trouvaient injuste cette décision du gouvernement et le manifestaient en refusant d’y entrer. Les premiers sont morts depuis longtemps. Les seconds aussi s’ils n’ont pas changé d’avis avant la date butoir, ce que la plupart ont fait.

Ceux qui sont restés dehors ont bien essayé de détruire les bulles, d’empêcher leur construction, surtout pendant les premiers mois. Ils ont fini par abandonner et consacrer leurs dernières forces à essayer de survivre. On raconte que la seule fois où un attentat a été commis dans une bulle, par un « résident dissident », l’onde de choc générée par sa bombe artisanale a rebondi contre les parois sans les endommager. L’écho de l’explosion a continué à résonner plusieurs heures et a réduit en poussière toute matière inerte : bâtiments et roches et liquéfié tout le reste :  hommes, plantes, animaux. Depuis, les contrôles des citoyens sont beaucoup, beaucoup plus stricts : les dissidents et leur famille ont été expulsés et cela ne s’est jamais reproduit…

Ou alors, les autorités l’ont caché et on n’en a jamais rien su.

Avant, on enfermait les délinquants et les parias, maintenant c’est l’inverse : les enfermés sont les privilégiés. La liberté c’est la mort.

J’ai eu à faire un choix : Une vie sous cloche, un avenir morne et sans surprise enfermé à l’abri d’une bulle protectrice sur une planète à l’agonie ou le saut dans l’inconnu avec un petit espoir d’avenir différent, ailleurs. L’incertain et l’aventure. J’ai décidé de tenter ma chance.

Me voici donc, un parmi les 893 « colons » ou « explorateurs » -je ne sais comment nous définir- spécialistes de toutes les disciplines : ingénieurs, biologistes, botanistes, géologues, pilotes, militaires et même linguistes, hommes et femmes. Jeunes, en bonne santé, sans attaches, compétents, tels étaient les critères très stricts de sélection. Tous plein d’espoirs.

Certains, cependant, n’ont pas l’air de répondre aux critères… Une unité spéciale, séparée des autres accueille des gens visiblement plus âgés. Il m’a semblé reconnaitre certains malgré leur arrivée discrète.

Je fais moi-même un peu tâche… spécialiste de rien, pas vraiment motivé, vainqueur d’un jeu de télé réalité à succès, le jeu le plus suivi de la décennie : « Last Man On Earth ». Un « jeu de survie », où les concurrents partent de leur ville d’origine pour rejoindre une autre cité-bulle et traversent seuls des régions hostiles, ravagées, polluées, sans assistance, sans ravitaillement.

L’équipement des concurrents se composait d’un casque équipé de caméras pour les images télés en direct, d’un couteau de chasse, d’un filtre à eau, d’un petit laser pour cautériser les plaies ou allumer un feu, et d’une sorte de matraque – pied de biche métallique terminée à une extrémité par un crochet en Y. Je me suis demandé au début à quoi ce crochet pouvait bien servir, jusqu’à ce que j’ai à me décoller une tique d’entre les omoplates.

Pourquoi est ce que seules les pires bestioles de la création s’adaptent à ces conditions extrêmes ? A part l’homme, je veux dire.

Après une forte diminution de la biodiversité, on a remarqué que le nombre d’espèces recommence à augmenter, sans doute grâce aux nombreuses mutations induites par les radiations et les perturbateurs endocriniens. Mais la faune actuelle se limite à des scorpions, des millepattes, des insectes nécrophages, des limaces, ces saloperies de tiques géantes, des rats et pas mal d’autres espèces que l’on ne saurait ranger dans une catégorie connue. Pour simplifier, je les classe toutes dans le genre « dégoutantes et dangereuses ».

Les plantes sont généralement rabougries et ont une forte tendance à une putréfaction rapide. Seuls prospèrent et ont l’air florissants (façon de parler) les lichens, les mousses, les algues et les champignons.

J’étais parti à pied, le premier jour de l’émission, en marchant sur les lignes de crêtes pour éviter les gaz toxiques accumulés dans les creux et les vallées. Le soir, alors que je cherchais un refuge en hauteur pour la nuit, j’ai aperçu un ancien silo à grain éventré d’une ferme à l’abandon et j’ai dormi dedans. Le lendemain, j’ai trouvé un vieux VTT abandonné contre un mur. Les pneus étaient à plat, leur caoutchouc complètement poreux. J’ai pu les colmater en posant des limaces-tigres à l’intérieur qui en quelques heures l’ont recouvert d’une épaisse couche de mucus. Après séchage, l’étanchéité était suffisante pour rouler quelques heures sans avoir à regonfler. Plus tard, j’ai gagné beaucoup de temps dans mes déplacements sur les routes défoncées et les chemins envahis de ronces…

J’ai aussi trouvé dans la cave enterrée de la ferme plusieurs bouteilles de vin encore entières, des millésimes récents d’à peine 80 ans ! C’est peut être ce qui m’a sauvé. Je n’avais pas trop confiance dans le système de filtration d’eau.

Bref, j’avais réussi, j’étais arrivé en tête, j’avais survécu en milieu hostile et pollué. Mais dans tout mon périple, sur près de trois semaines, je n’avais pas aperçu un seul être humain… Vivant, s’entend.

J’avais découvert le corps d’ une autre concurrente, définitivement éliminée de la course de toute évidence. Elle portait le logo de L.M.O.E. sur sa veste et sa caméra tournait encore. Elle avait dû mourrir asphyxiée par des gaz toxiques, sans doute les algues vertes en décomposition, ou alors mordue par un scolopendre. Mais elle n’était plus très fraiche.

 Trois fourmis étaient en train de la débiter et emportaient les divers morceaux vers leur colonie quand j’ai  découvert la scène. Je me suis caché, une des fourmis s’était coincé la tête dans le casque de ma « collègue » et s’est approchée de moi en zigzaguant et en se secouant. Elle essayait sans succès de se libérer. Charitable, je l’ai aidée : j’ai séparé la tête du thorax d’un coup de couteau et j’ai emporté le corps avant que les autres réagissent. La séquence m’avait valu l’ouverture de l’émission du jour et une grande popularité chez les téléspectateurs. Je l’ai rôtie au dessus d’un trou d’où s’échappait du méthane et mangée. Je vous conseille d’essayer, c’est pas mauvais, un peu acide et avec un arrière gout boisé. J’ai pu faire trois repas dessus et ça m’a fait du bien après trois jours passés sans rien trouver de comestible. J’ai préféré manger des fourmis plutôt que mon adversaire malheureuse, qui de toutes façons n’était plus très appétissante. Je pense aussi que c’était préférable pour ma popularité dans l’émission et mon image auprès des téléspectateurs. Manger ou être mangé…

C’est mon endurance et mon ingéniosité qui avaient été célébrées lors de la remise du prix. Moi, je sais bien que c’est avant tout la chance et mon instinct qui m’ont permis de m’en sortir (ou plutôt de rentrer).

Du coup, je me demande si je n’aurais pas dû rester. Au final, je m’en sortais pas si mal sur cette planète.

Le prix que j’ai gagné ?

La célébrité, la gloire même ! Et donc ce « voyage » dont tout le monde rêve. La Mission qui permettra à l’humanité de continuer sa marche en avant… les autorités l’ont donc appelée dans un soucis de communication (le nouveau nom pour la propagande) : « Mission d’Exploration et de Recherche en vue d’une Colonisation Immédiate » : M.E.R.C.I.

Pour bien nous faire comprendre que cette opération est primordiale et que nous avons la reconnaissance de la planète entière pour notre courage et notre abnégation. Ce qui est sûr, c’est que c’est une Mission Extrêmement Risquée Dans l’Espace et que cela a tout de la mission suicide. Quelles sont les intentions cachées derrière les beaux discours ?

Tout le monde me reconnait et a l’air de compter sur moi, sur mon ingéniosité, mes réflexes, ma capacité à me sortir de tous les pièges. Ça, c’était sur terre, à la télé…

J’ai survécu grâce à mon instinct… Et mon instinct, actuellement, il me dit plutôt que je suis prisonnier d’une « Machine en Errance au Retour Définitivement Exclu ».

 

Samedi 26 Juin 2135 02:00 T.U.

Jour du départ

Ça y est, tout le monde est monté et s’est installé dans ses quartiers pour un… certain temps. Ça fait du monde quand même !

La BULLE – c’est le surnom donné au vaisseau – gonfle peu à peu. On devrait dire « les bulles » plutôt, puisque différentes cellules sont accolées : cellule de commandement et de pilotage, cellules de repos individuelles, réfectoire, serres… Et le gros module VIP, isolé des autres.

Le vaisseau s’élève doucement, comme une montgolfière gigantesque, au dessus de l’océan Atlantique.

C’est joli, vu du haut, ces nappes d’hydrocarbures, ça fait de jolies couleurs au soleil. On dirait des fleurs, comme dans ces vidéos d’archive qu’on nous passait à l’école.

On nous montrait aussi des images de poissons qui vivaient ici même, dans l’eau de cet océan que l’on survole aujourd’hui… Difficile à concevoir !

 

Mercredi 30 Juin 2134 22:34 T.U.

4eme jour.

Nous allons échapper à l’attraction terrestre et entrer dans celle de la Lune. En passant derrière, du « coté sombre », nous serons protégés des vents solaires.

Cela va nous permettre de commencer à sortir doucement nos gigantesques voiles, sans les déchirer. Puis nous allons  peu à peu les déployer et les orienter dans les courants de particules solaires. L’accélération devrait être constante jusqu’à atteindre quasiment la vitesse de la lumière, lorsque nous sortirons du système solaire, dans quelques mois. Enfin…c’est ce que j’ai compris. Il faudra que je me fasse expliquer tout ça par la jolie petite ingénieur qui s’était installée en face de moi au réfectoire hier soir. Elle n’a pas osé me parler mais je pense qu’elle m’a reconnu : elle n’a pas arrêté de me dévisager.

 

Jeudi 1er Juillet 2134 10:27 T.U.

En fait, elle n’est pas ingénieur mais astrophysicienne. Elle ne me connait pas…elle ne suit pas les « émissions débiles » à la télé. Ce n’est pas moi qu’elle regardait mais les voiles qui se déployaient devant l’ombre de la Lune. C’est vrai que le spectacle est grandiose et les parois transparentes de la BULLE permettent d’en profiter nuit et jour.

D‘ailleurs, il n’y a plus ni jour ni nuit, la luminosité de nos cabines est régulée par l’opacification, cyclique sur 24 heures ou ponctuellement à la demande, des parois.

 

Mercredi 22 Septembre 2134 16:45 T.U.

Trois mois que l’on est partis…

Rien à signaler aujourd’hui, rien hier, rien demain. Rien à faire, rien à voir. J’ai quitté une bulle sur terre pour une bulle en l’air, au milieu du vide. L’air n’était plus respirable, il n’y a plus d’air.

Hormis la compagnie de Claire, l’astrophysicienne, que j’ai fini par apprivoiser, j’ai très peu de contacts avec les autres. Au bout de quelques semaines, j’en ai eu marre de raconter mes soit-disants exploits télévisuels et eux de les écouter. On s’est ignorés d’un commun accord…

Tout est monotone. Je me lasse de regarder le ciel noir. Seules les voiles déployées  frappées par les courants de particules apportent un peu de couleur dans l’horizon et je m’en lasse aussi. Peut-on parler d’horizon d’ailleurs ?

Il n’y a plus de haut, de bas, d’avant, d’après, plus de temps, plus aucun repère. On est son propre référentiel et il est bien fragile.

 

Mercredi 2 Avril 2135 04:53 T.U.

Nous sommes entrés -enfin- dans un autre système planétaire : Centauri. Son étoile est une géante rouge et même si nous passons très loin, à plus d’un milliard de kilomètres, elle est impressionnante, presque 1000 fois le volume du soleil. Sa luminosité est extrême, les parois photosensibles de notre vaisseau sont au maximum de leur capacité de filtration et ne laissent passer qu’un millionième de la lumière.

Claire m’a expliqué que Centauri est en fin de vie. C’est un peu son « chant du cygne » m’a-t’elle dit. L’épuisement de son carburant entraine ces nuances à sa surface. La fusion nucléaire de son hydrogène est finie, l’hélium a pris le relai et de nouveaux éléments lourds se forment. Selon ses propres calculs, elle doit exploser en Supernova de façon imminente…

Je crois qu’elle a dit ça pour me faire peur, on a encore quelques milliers d’années de répit. Mais j’ai eu l’impression qu’elle regrette un peu de ne pouvoir assister de près au spectacle.

 

Mardi 8 Avril 2135 07:34 T.U.

On nous a dit que nous allions frôler la onzième planète de ce système qui en compte 21, parait-il. Une planète massive, entourée d’anneaux, un peu comme Saturne en plus gros, et profiter de son attraction pour infléchir légèrement notre direction. Les voiles ont été repliées. La tension est montée, les sourires sont crispés. Tout le monde est inquiet. On parle de passer au milieu des astéroïdes et débris planétaires de toutes tailles qui forment ses anneaux… On nous a prévenu que ça risque de secouer et que l’on devrait rester sanglés sur notre siège de repos jusqu’au signal… Mais aucune autre précision ou explication.

Pourquoi passer au milieu si c’est si dangereux ? Le Commandeur n’a pas répondu à la question.

Je pense que le but inavoué est de tester des systèmes de protection et de prévention des collisions de la BULLE, et de sa résistance aux chocs, sans doute en prévision d’une épreuve encore pire.

Claire m’a donné la dénomination scientifique de la planète. Un truc impossible à retenir, genre 15ABE11E. Je l’ai rebaptisée ISABELLE, en souvenir de mon premier amour. Une fille très belle mais que j’aurais mieux fait de laisser à distance. Elle m’avait bien baladé, secoué et laissé dans un état pitoyable…

Jeudi 10 Avril 2135 15:43 T.U.

On n’a pas été déçu… Je comprends que l’on n’ait pas voulu nous donner d’explications. Le principe de progression au milieu de ces astéroïdes est celui de la boule de flipper. On va de choc en choc, la BULLE rebondit de droite à gauche, de haut en bas, d’avant en arrière et je ne suis pas sûr que pilotes ou calculateurs de trajectoire contrôlent quoi que ce soit.


On est passés, mais pas sans dommages, la BULLE a perdu une des cellules principales (et avec elle, quelques centaines d’ex-futurs colons), ce qui n’a pas eu l’air de troubler plus que cela le Commandeur… Ce n’étaient que des techniciens et des ingénieurs. Notre vitesse a augmenté au fil des chocs et notre trajectoire s’est finalement stabilisée. Isabelle version 2 est loin et je m’en remettrai, comme l’autre fois.

Je suis toujours vivant.

 

Mercredi 5 Octobre 2135, qui se soucie de l’heure, il n’y a ni jour ni nuit, l’horloge sert juste à connaitre la date du jour qui elle-même ne signifie plus rien.

On nous a révélé notre prochaine étape. Un trou noir au centre de la galaxie qui doit nous permettre de passer dans un autre espace-temps. Pour aller où ? Qu’y a-t-il de l’autre coté qui n’existerait pas ici ?

Quelqu’un sait-il où cela nous mène ? Claire calcule mais ne sait pas, le Commandeur ne nous dit rien…J’ai peur que les secousses lors de la traversée de l’anneau d’astéroïdes n’aient été qu’un petit avant-goût de ce qui nous attend.

 

Mercredi 12 Octobre 2135

Le voilà, ce fameux Trou Noir ! Pour l’instant, ses abords sont plutôt lumineux. On va se jeter dans sa gueule demain. On ressent déjà la puissante force d’attraction, j’ai l’impression de tomber de plus en plus vite, d’être oppressé, comprimé. Et j’ai une sensation d’ivresse, de vertige…

A moins que tout ça ne soit dû qu’au toast porté par le Commandeur hier -Était-ce le soir, pour le dîner ou pour le déjeuner ?, je perd toute notion du temps- en l’honneur de la « réussite » de notre première partie de « voyage ». Espérons que ce ne soit pas un pot d’adieu…

Avons nous été drogués à notre insu ? Ma confiance dans le commandement s’étiole. Claire aussi a des doutes, ses derniers calculs n’ont pas eu l’air de correspondre à ce que le Commandeur souhaitait, elle craint une dislocation de la BULLE lors du passage. Elle a été mise à l’écart sur un programme annexe.

 

Mardi 11 Octobre 2135

Juste une hallucination ? Mais pourquoi la date notée sur l’horloge de l’ordinateur de bord est-elle la veille d’hier ?

On est passés ! Je ne saurais dire comment. Je ne me souviens de rien. Les effets du trou noir ou de la drogue que je suis persuadé que l’on nous a administrée ?

Mais Claire avait raison, il ne nous reste plus que trois cellules et la moitié des passagers a disparu. Le Commandeur est blême : c’est le module VIP qui s’est désintégré. La chance me poursuit. Comme disait le Poète : « Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre ».

 

Dimanche 19 Février 2136

Ça fait à nouveau plusieurs mois que rien ne se passe. Le moral retombe, l’ennui s’installe. On a croisé les orbites de plusieurs planètes, dans différents systèmes mais pas une ne remplissait les conditions nécessaires à une installation humaine pérenne : Une atmosphère respirable, une gravité proche de celle de la terre, de l’eau liquide.

Pas ici…

 

Ni là…

Ni là…

Non plus.

Les semaines passent.

Nous nous dirigeons vers une autre galaxie, une nébuleuse. Nous aurons peut-être plus de chance cette fois-ci, la tête dans le nuage ?

Samedi 26 Mai 2136

L’espoir renait aujourd’hui. Le centre de commande a repéré deux planètes jumelles, l’analyse spectrométrique atteste de la présence d’un océan.

J’ai été prévenu par le Commandeur en personne que je serai dans un des modules de reconnaissance envoyés demain pour repérer une zone habitable.

Lundi 28 Mai 2136

Je suis découragé. Nous avons survolé la planète pendant des heures. Aucun des trois modules n’a trouvé de terres émergées, rien qu’un océan à perte de vue, secoué d’ouragans terribles. La température océanique varie entre 40°C aux pôles et plus de 100°C quand on approche l’équateur où l’eau bout et jaillit en geyser de plusieurs centaines de mètres de haut. Pas vraiment un lieu de villégiature idéal. Nous allons devoir chercher encore.

J’ai appris en rentrant de l’expédition que les deux autres modules, sensés résister à tout, ont été détruits par un de ces geysers bouillants, on aperçoit leurs enveloppes déchirées dans le ciel nocturne.

Ma chance ne m’a pas quitté, finalement.

Ce n’est pas le cas pour tout le monde. Nous ne sommes plus que 63 dans la BULLE. Il n’y a plus de militaires, ni de géologues et seulement cinq pilotes : les quatre qui étaient en repos dans le vaisseau et celui de mon module d’exploration. En revanche, les linguistes sont tous là.

 

Décembre 2137

Nous nous dirigeons vers un nouveau système solaire, un de plus !

Sera-t-il enfin celui de notre installation ?

Son étoile est étrange…

Prochaine escale dans trois jours. On nous a parlé de la quatrième planète, les analyses sont prometteuses. Mais nos espoirs ont été si souvent déçus…

La planète candidate est en vue. Cette fois, c’est la bonne, je le sens.

Nous avons repéré une plaine, arrosée par un fleuve qui pourrait bien convenir à une installation.

 

Nous allons nous approcher pour trouver une zone où atterrir.

Jeudi 2 Janvier 2138

Quel splendide lever de soleil ! Je pense que nous serons bien, ici.

 

 

 

Tous les modules individuels sont partis à l’aube, séparément, pour se poser à l’endroit choisi. Nous pensons nous établir en bord de fleuve, la zone a l’air fertile.

Les cinq encore pilotés par un professionnel se poseront les premiers, les suivants viendront se  fixer dessus, le choc d’un atterrissage peut-être mal maitrisé sera amorti par les bulles déjà installées.

 

 

 

Mardi 21 Janvier 2138 

La vie s’organise, j’ai collé ma cellule à celle de Claire. Le village est construit. Il va être temps de sortir de notre bulle…

Bonne nuit. Je vais m’endormir au clair de nos deux lunes, à l’air libre et pur et attendre le lever de nos deux soleils en regardant le ciel, comme tous les jours depuis 3 ans, comme si c’était la première fois.

Au fait, je dois vous dire : Claire, la compagne de « Last Man On Earth » va donner naissance prochainement au premier homme sur « New Earth ».

…Et la communauté a voté à l’unanimité pour fixer l’origine de notre propre calendrier au jour de sa naissance.

FIN.

Stéphane  Denis

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3ème Rencontre Photographique FLB

Le Weekend prochain, aura lieu à Foncine le Bas (Jura) la 3eme rencontre photographique

14 photographes dans des thèmes très variés vous présenteront leurs oeuvres.

Ce sera aussi l’occasion de se rencontrer, discuter, échanger et vous promener dans les environs. Vous pourrez aussi acheter les tirages qui vous plaisent.

 

Un petit avant-gout, pour vous mettre l’eau à la bouche :

Diaporama 3e Rencontre 

A bientôt.

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